Formations et conférences
 
     

Courrier des lecteurs


Sa maman lui explique tout et vraiment tout de la vie

Bonjour,
J'ai une petite fille de 4 ans dans mon groupe. Sa maman lui explique tout et vraiment tout de la vie.
Elle aime bien se faire raconter l'histoire « Venir au monde » de La Courte Échelle où l'on parle et voit assez bien comment on fait l'amour et comment les bébés viennent au monde.

L'enfant en parle très souvent et explique à ses amis le fonctionnement de la vie amoureuse. Elle aime déshabiller les poupées et les approcher amoureusement.

Ce qui m'inquiète ce n'est pas le geste ou les paroles, mais la fréquence, car cela arrive à tous les jours.

Chantale
L'éducatrice

Bonjour Chantale,

Je connais bien le livre en question puisque j’ai été l’experte consultée pour la vérification du contenu du CD-ROM « Venir au monde » s’adressant aux enfants de 4 à 8 ans de PMT Vidéo et des éditions La Courte Échelle.

Cette petite fille de quatre ans est probablement rendue au stade phallique de son développement psychosexuel, d’où sa passion à vouloir connaitre, comprendre et expliquer les mystères de la vie amoureuse et la « fabrication » des bébés.

Il n’y a rien d’alarmant au fait qu’elle y joue à tous les jours. Par le biais du jeu, elle en consolide sa compréhension. Elle peut aussi se servir du jeu afin de trouver des réponses à ses interrogations non résolues.
Vous pouvez peut-être conseiller à sa mère de se procurer le livre J’explore… afin de s’assurer que ce qu’elle a transféré à la petite était bien approprié à son niveau de compréhension. Elle y trouvera tout ce dont elle a besoin afin de parfaire ce transfert de connaissances.

À l’intérieur d’une des formations que j’offre aux professionnels de la petite enfance qui s’appelle « Le développement psychosexuel : de la théorie aux outils », nous regardons cet aspect du jeu chez les enfants et prenons le temps de connaitre et d’évaluer les outils disponibles sur le marché afin de bien aborder les différents aspects de la sexualité. Après tout, même si un livre ou un jeu est excellent, encore faut-il l’utiliser en fonction de l’âge des enfants à qui l’on s’adresse.

Au plaisir de me rendre dans votre milieu de travail afin de vous offrir cette formation!

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
Formatrice, conférencière, thérapeute, auteure.
www.sophialessard.com
info@sophialessard.com

(514) 495-0840 poste 1

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J’aimerais devenir sexologue

Bonjour,

Je m'appelle Tania et je voudrais devenir sexologue. Si je vous écris présentement, c'est que je voudrais bien avoir des informations concernant votre métier, par exemple quelles sont les études exigées, quel est le salaire, quel est le travail le plus difficile dans le fait d’être sexologue, etc. J’espère avoir de vos nouvelles.

Merci Beaucoup!
Tania

Bonjour Tania,

La formation pour devenir sexologue se donne exclusivement à Montréal, plus précisément à l’UQAM. Tout comme moi, il vous faudra peut-être déménager afin d’en vivre l’aventure!

Si vous sortez du Canada, il y a aussi la Californie qui forme des sexologues. Informez-vous correctement, car ce sont deux programmes universitaires complètement différents.

De mon côté, j’ai adoré vivre mon expérience universitaire. J’étais exactement là où je sentais que je devais être! Ce fut par contre très exigeant... Mon parcours m’a demandé un travail constant et sans relâche. Quand arrivait le temps des Fêtes, j’étais complètement vidée! Je ne fêtais pas beaucoup, j’allais plutôt me coucher tôt et prenais le temps d’être malade! Mais, vous savez, j’étais contente du chemin parcouru!

Dès le début de ma deuxième année d’études, je suis devenue assistante à la recherche pour le directeur du département de sexologie, à l`époque Monsieur Joseph Josy Lévy.

C’est là où tout a vraiment commencé pour moi... Il était connu pour être un professeur extrêmement exigeant, il l’était aussi!

J’ai vu des élèves pleurer en sortant des examens. Il était certes exigeant, mais était animé de sa passion et voulait parler à des gens dégourdis et allumés afin de pouvoir transmettre cette quantité phénoménale de connaissances emmagasinées au fil du temps. Cet homme me nourrissait de ses connaissances. Je me sentais boire à ses lèvres. Je lui suis très reconnaissante!

Je crois que la majorité des finissants ont beaucoup de difficulté à faire leur place, mais certains y arrivent!
Quand j’ai choisi d’aller en sexologie, les gens me disaient que « je serais pauvre toute ma vie». Et quand j’expliquais que je voulais me spécialiser auprès de la petite enfance, j’avais droit à une tonne de commentaires du genre : « bien voyons, les enfants n’ont pas de sexe! C’est quoi cette affaire-là? Tu ne seras jamais capable! Écoute Sophia, ceux qui travaillent avec les adultes ont déjà de la difficulté à se faire reconnaître...»!

Aujourd’hui, j’ai plusieurs autres outils que la sexologie dans mon sac à dos, ce qui fait qu’en consultation, je dépasse largement la sphère attribuée à la sexologie. J’aide des parents à comprendre l’éveil sexuel de leur enfant et à savoir comment fonctionner devant ces différentes manifestations. J’aide des couples à faire le passage d’un vécu sexuel dit «horizontal » (une sexualité très limitée à la sphère génitale) à un vécu sexuel dit « vertical » (la dimension sacrée, globale, plus intense et nourrissante) de la rencontre sexuelle. Je travaille autant avec des adultes ayant été victime d’abus sexuel, d’inceste, d’adultes ayant des difficultés sexuelles, des pannes de désir, des difficultés érectiles ou des ajustements à faire dans leur vécu sexuel qu’avec des gens souffrant d’anxiété, d’angoisse, de crises de panique ou qui font une mise à jour du chemin parcouru afin que le reste de la route soit en harmonie avec qui ils sont vraiment! Mes clients viennent de Montréal, de la Rive-Nord, de la Rive-Sud et aussi de l’Estrie, de Rouyn-Noranda, du Lac-Saint-Jean et de l’Ontario!

Pour ce qui est du salaire, eh bien là, vraiment, tous les salaires possibles existent! Il y a des gens qui décident de travailler dans un autre domaine, de retourner aux études et il y a des gens qui font plus de 200 000$ par année!
De mon côté, déjà, lors de mes études comme assistante de recherche, j’étais payée. Une partie de mon stage fut rémunérée puisqu’il se termina par une tournée de soirées d’information en Montérégie et la machine n’a jamais cessé depuis! Je fais ce que j’ai à faire. Plus je le fais, plus je vois les besoins et plus je me sens interpellée à y répondre en créant de nouvelles formations pour les professionnelles travaillant auprès des enfants, en donnant des conférences publiques, en m’entourant d’autres formateurs passionnés, en écrivant des livres, en créant de nouveaux outils! Je prends maintenant un réel plaisir à « me brancher sur le gros câble de la connaissance » et à recevoir mes créations. Je viens de terminer l’écriture de J’explore… et déjà, à mon grand étonnement, je suis à la réalisation d’un autre projet d’envergure extrêmement stimulant!

J’ai donc plusieurs rôles, plusieurs titres, en passant de sexologue à formatrice, de conférencière à thérapeute, et de maman à éditrice puisque j’ai ma propre maison d’édition.

La principale clé de réussite n’étant pas celle du parcours universitaire, mais bien celle du charisme, de l’audace, de la confiance en soi et de la persévérance. Avant tout, c’est d’être en communication avec sa petite voix intérieure et d’être attentive à ce qui a du sens pour moi, à l’endroit où je me sens bien, à l’endroit où je sens que ma place est sans que la direction ne m’ait été imposée par quelqu’un de l’extérieur. Une fois bien branché à l’intérieur de soi, tout prend sa place à l’extérieur...

En fait, je ne cesse d’être passionnée par ce qui aide l’humain à toucher à son sens, à goûter et à jouir de la vie. Bref, à vibrer le plus intensément possible afin de se réaliser pleinement et de voir émaner la lumière de sa richesse personnelle. Je me sens extrêmement choyée d’avoir accès à l’être humain tel qu’il est, avec toutes ses nuances et sans artifices. J’apprends beaucoup en étant complice du parcours de l’autre. J’ai entre autres appris l’importance de vivre son unicité et d’arriver à unir et aimer mes zones de lumière et mes zones d’ombre. Le bonheur se retrouve dans l’acceptation de leur union!
Voilà, je crois vous avoir brossé un portrait assez juste...

Une chose est évidente pour moi : suivez la route de votre cœur, écoutez votre voix, elle vous montrera « La Voie »…
Bonne aventure!

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
Formatrice, conférencière, thérapeute, auteure.
www.sophialessard.com
info@sophialessard.com
(514) 495-0840 poste 1
 

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Respecte ma bulle !

Bonjour Mme Lessard,

Suite à votre formation sur la sexualité, vous avez parlé des enfants qui n'ont pas de bulle, c'est-à-dire qui aiment tout le monde tout de suite. Nous avons un enfant à la garderie qui dit à chaque nouvelle personne (pompier, policier, etc.) qu'il l’aime. Pourriez-vous nous donner des conseils pour travailler cela avec cet enfant?

Lectrice inconnue

Il vous est sûrement déjà arrivé de sentir qu'une personne était physiquement un peu trop près de vous, que cette personne entrait dans votre « bulle ».

En effet, la majorité d'entre nous possédons un périmètre, un espace autour de notre corps qu'on appelle communément « notre bulle ». Chaque personne trace les propres limites de sa bulle, chaque personne décide qui y entre, dépendamment de la relation avec les gens ou de l'humeur de la journée !

Par contre, certaines personnes ne respectent pas ces limites, que ce soit les leurs ou celles des autres, ce qui arrive parfois chez certains enfants. Il peut s'agir d'un enfant à qui on n'impose pas de limites. En fait, c'est en vivant dans le quotidien familial et, si c'est le cas, à l'intérieur du milieu de garde, que l'enfant apprend par un processus d'imitation, à reconnaître et à respecter la bulle de l'autre et donc à se créer sa propre bulle. Un enfant qui s'accroche à une jambe se fait dire : « Pas maintenant, maman doit terminer le souper » ou bien « Écoute, ça me dérange quand tu t'accroches à moi comme ça ».

Certains enfants semblent ne pas posséder cette « bulle ». On peut souvent faire un lien entre ces enfants et les adultes qui les entourent. Se permettent-ils de dire non à l'envahissement parfois surprenant de ces enfants ?
Donc, première recommandation : permettez-vous d'exprimer la trop grande proximité et d'enseigner aux enfants, à l'aide d'une ficelle, le concept de la bulle.

« Parfois, ta bulle est toute petite, comme quand maman te berce. Tu voudrais être collé, collé, collé. D'autres fois, ta bulle est plus grande, comme lorsque tu as le goût de jouer seul ou lorsque tu rencontres quelqu'un que tu ne connais pas. Et même lorsqu'il s'agit d'une personne que l'on aime ou que l'on connaît, on peut lui dire qu'on a besoin d'espace pour être confortable. » Des mises en situation peuvent être nécessaires à la compréhension de ce concept.

Dans le cas présent, l'enfant dit à chaque nouvelle personne qu'il l’aime. Est-ce un grand manque d'attention et d'amour que l'enfant exprime ? Est-ce que l'enfant cherche à se faire apprécier des autres en leur disant « Je t'aime » ou en donnant une accolade spontanée, dès la première approche ? Si c'est le cas, il doit bien posséder le concept de la « bulle », il a besoin de valorisation, de reconnaissance et évidemment d'amour.

Mais en fait, connaît-il bien les nuances du mot amour ? « À l'intérieur de mon coeur, il y a toutes sortes d'amour. L'amour que j'éprouve pour mon chat, mon papa, ma maman, mes amis, mon frère, ma soeur, mon amoureux... J'ai plusieurs façons d'exprimer mes différentes sortes d'amour. Et toi, qu'y a-t-il à l'intérieur de ton coeur ? Comment fais-tu pour démontrer ton amour ? C'est souvent là que se trouve la clé d'une intervention adaptée. Comment est-ce que j'exprime l'amour ? Est-ce que je fais des accolades à tout le monde ? Une belle occasion de faire dessiner aux enfants la symbolique du coeur et de qui s'y retrouve. Une belle occasion aussi de faire une causerie, de philosopher sur notre façon de communiquer l'amour. Une belle occasion de se servir des connaissances transmises à l'intérieur de la formation « Conte-moi une histoire».
Au plaisir de vous revoir,

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
Formatrice, conférencière, thérapeute, auteure.
www.sophialessard.com
info@sophialessard.com

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