Sexologue  pour enfants
 
     

Courrier des lecteurs

Fillette de 4 ans qui aimerait être un garçon

Bonjour,

Ma fille a 4 ans demi et elle m’a dit qu’elle aimerait être un garçon. Je lui ai demandé pourquoi et sa réponse était plutôt évasive, du style « les garçons de la garderie peuvent amener un film et pas les filles », ce qui est faux.

Je voulais savoir quoi lui répondre et quoi en penser? Je sais qu’à cet âge, on commence à peine notre éveil pour la sexualité. Il y a environ six mois, elle m’a demandé si elle pouvait avoir une fille ou son chat comme amoureux plutôt qu’un garçon alors, je comprends qu’elle est en plein apprentissage.

Merci beaucoup de votre aide.

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Bonjour Julie,

Votre fille a 4 et demi et, à cet âge, habituellement entre 3 et 5 ans, l’enfant comprend que son genre lui est permanent. On appelle cette étape « la stabilité de genre ».

Votre fille perçoit qu’il y a des différences entre le fait de se vivre comme un garçon ou de se vivre comme une fille. Étant donné qu’elle affine ses connaissances, elle peut vouloir s’approprier ce qu’elle perçoit comme étant des privilèges réservés au clan des hommes, par exemple pouvoir uriner debout.

On peut lui demander quels sont les avantages, selon elle, d’être un garçon et ceux d’être une fille. Vous aurez accès au système de représentation qu’elle s’est forgé au fil de temps face au monde qui l’entoure et pourrez voir les stéréotypes sexuels qu’elle entretient. Vous aurez la possibilité d’ajuster certaines croyances et même de donner certaines permissions.

Par exemple, il est vrai qu’une femme ne fait habituellement pas pipi debout. Par contre, il peut arriver qu’elle le fasse dans sa douche... Évidemment, tout dépend de votre propre ouverture, de vos tabous, de vos croyances et de ce que vous voulez léguer à votre enfant afin qu’il puisse encore, à l’âge adulte, mordre dans la vie.

Par la suite, on pourra confirmer à l’enfant que l’appartenance à son genre est permanente, mais qu’il peut jouer à faire semblant, à se déguiser... Par le biais du jeu, il confirmera son apprentissage avec légèreté.

Le neuvième chapitre du livre/CD J’explore... aborde justement les stéréotypes sexuels, alors que le chapitre dix aborde les différentes sortes d’amour et viendra répondre à la dernière partie de votre questionnement qui se situe dans la demande de votre fille, à savoir si elle peut aimer « amoureusement » une autre fille ou son chat au lieu d’aimer les garçons.

Le livre Pour l’amour des enfants... la découverte de la sexualité et ses mystères viendra, quant à lui, apporter la connaissance, la compréhension des différentes étapes de l’identité de genre et abordera le travestisme infantile.

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
Formatrice, conférencière, thérapeute, auteure.

 www.sophialessard.com
info@sophialessard.com
(514) 495-0840 poste 1

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Quels sont les comportements normaux à l’âge de 6 ans?

Bonjour,

J’aimerais vous raconter en bref la situation avec ma fillette de 6 ans, à l'école.

Ma fille est affectueuse, curieuse, « leader »... Elle s'affectionne beaucoup avec les amis de son entourage, surtout à son école, d'âge primaire / maternelle. Elle aime donner des bisous et des caresses et cela est tout à fait normal.

Il y a quelques jours, elle jouait à la maman et au bébé avec quelques camarades du service de garde de l'école au gymnase. Parmi ceux-ci, il y avait un petit garçon. Elle lui a baissé son pantalon, voulant lui changer sa couche pour faire semblant et a touché son pénis. Les éducatrices sont intervenues et l'on mit en retrait au bureau de la directrice chef pour un certain temps. En fin de journée, ce jour même, elles m'ont expliqué la situation et j'ai immédiatement pris des mesures en arrivant à la maison, expliquant à ma fille que oui, c'est correct et normal de vouloir découvrir et d’être curieux, par contre, on ne doit pas le faire en public ou le faire par nous-mêmes, mais de poser des questions et de demander des réponses, soit à son enseignante, ou à papa et maman, ou à quelqu'un de la famille, comme sa cousine ou sa grand-mère, etc.

Les parents du petit garçon étaient furieux! Ils ne pensaient certainement pas à la possibilité que des enfants sont des enfants et que la sexualité, c'est normal, surtout à cet âge. En tout cas, ma fille a baissé son pantalon à son tour quelques jours plus tard, dans la classe du service de garde. Des amis et des parents l'auraient supposément vu et encore il a fallu intervenir et cette fois, j'ai été obligée de passer au bureau du directeur! Je n'étais pas très fière, mais plutôt très embarrassée!

Je me pose la question suivante : quels sont les comportements normaux à cet âge? À quel point devrions-nous en faire un cas avec une situation comme celle-ci?

Le directeur n’était pas impressionné, il s'inquiétait plutôt du comportement et de ce que cela reflète sur l'établissement et sur son personnel, et non par rapport à la curiosité enfantine.
J’espère que vous avez des réponses à mes questions et que vous pourrez peut-être me donner des liens en ce qui concerne les comportements sexuels et en liaison avec l'éducation des enfants du primaire.

Merci
M.
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Bonjour M.,

Votre fille a six ans. Elle est à la fin du stade phallique. « Période où l’enfant veut non seulement acquérir une maîtrise du monde extérieur, mais aussi de son propre corps… Contrairement à l’adulte, l’enfant cherche non pas à entrer en contact avec un autre enfant pour assouvir ses besoins, mais plutôt pour apprendre à se connaître… ».

À l’intérieur des conférences que j’anime, je demande souvent aux parents de lever la main s’ils répondent à l’affirmative à la question suivante : « Qui d’entres-vous avez déjà joué au docteur alors que vous étiez enfant? ». Eh bien, très rares sont les parents qui n’ont jamais joué à explorer le corps d’un ami, d’un cousin, etc. Vous savez, on oublie souvent notre propre enfance. Dommage, elle est pourtant une source de réponse à beaucoup de nos questions, à beaucoup de nos préoccupations une fois rendu parent…

Les différents intervenants du milieu scolaire sont souvent mal à l’aise, voir maladroits face à l’éveil sexuel des enfants. Ils ont, dans un premier temps, à mieux cerner cette dynamique et dans un deuxième temps, à se positionner clairement auprès de l’enfant et du parent. Ceci demande une bonne compréhension, une assurance et un excellent doigté! L’expression « avoir des mains de fer dans des gants de velours » prend tout son sens dans ce genre d’intervention!

Une chose est certaine, c’est que votre fille a des questions et qu’elle s’organise pour avoir accès, par elle-même, aux réponses. Vous pouvez, sans attendre ses questions, aborder différents aspects de la sexualité avec elle. Notamment les différences sexuelles, la permanence du sexe, l’intimité… Parlez-lui des interrogations que vous aviez, des anecdotes que vous ou vos amis avez vécues à son âge. Ouvrez la communication, elle comprendra que vous êtes une personne de référence, non pas parce que vous lui dites, mais bien parce que vous lui en faites la démonstration. Tout commence par là!

Vous savez, le livre/CD J’explore… s’adresse aux parents et aux différents intervenants entourant les enfants de 3 à 8 ans. Il unit l’univers de la petite enfance, mais aussi celui du primaire. Il représente l’outil par excellence pour répondre concrètement aux différents questionnements émergeant de l’enfant qui se construit. C’est un cadeau idéal pour le professeur de votre enfant!

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
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Quand pourrais-je cesser d’être un garçon?

Bonjour,

Mon fils de 4 ans et demi me pose la même question tous les six mois depuis qu'il a environ 2 ans, mais de plus en plus précise, bien sûr.

Il me demande quand il pourra cesser d'être un garçon, pourquoi il a un pénis qui lui a poussé quand il était dans mon ventre, s'il pourra être une fille quand il sera grand. Il a une personnalité très sensible, il est curieux et va vraiment loin dans ses questionnements.

Nous sommes très ouverts à la maison et nous ne discréditons aucune action et ne tenons aucun discours macho ou sexiste, mais je commence à me demander s'il est bien dans sa peau, car plus il vieilli, plus il est nerveux et actif.

C.

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Bonjour C.,

Votre fils a plusieurs étapes à vivre avant de s’approprier définitivement un sentiment d’appartenance à son genre, c’est-à-dire la fierté d’être un garçon.

Vers l’âge de 3 à 5 ans, l’enfant conçoit le genre comme une caractéristique permanente qu’il conservera toute sa vie. Il est d’ailleurs capable de comprendre que cette règle est universelle et concerne tous les membres de son entourage et aura tendance à remettre en question cette permanence. Particulièrement le garçon puisque, pour lui, en acceptant le fait d’être de ce genre, il accepte de perdre des privilèges qu’il perçoit comme étant reliés au monde des filles.

Par exemple, se mettre en robe, porter des talons hauts, se maquiller, se faire des lulus, sans compter la brillance et les couleurs associées dans notre société davantage au monde de la femme. Donc, à cet âge, l’enfant remet en question son identité de genre. C’est justement cette remise en question qui caractérise cette phase.

Par la suite vient la phase de la consolidation de genre qui se situe vers l’âge de 5 à 6 ans. À cet âge, l’enfant cesse de remettre en question l’inévitable et développe son sentiment d’appartenance.

Vous trouverez plus de détails dans le livre Pour l’amour des enfants.. la découverte de la sexualité et ses mystères, puisqu’on y retrouve un chapitre traitant du développement de l’identité de genre. Plusieurs chapitres du livre/CD J’explore... pourraient vous venir en aide. Je pense, entre autres, aux chapitres abordant la connaissance de soi, la richesse de l’unicité, l’arbre généalogique et les stéréotypes sexuels.

Bonne route!

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
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Elles se découvrent ?

Bonjour,

J ai deux filles, Laura, 6 ans et demi et Maéva, 5 ans et demi.

Je les ai surpris, ce soir, en train d’enlever leurs petites culottes (mon mari aussi, ce matin). Je sais que certainement elles sont avides de découvertes, qu’elles se découvrent.

Mon mari me dit que c’est à moi de leur expliquer un petit peu leur corps, mais je ne sais comment réagir et surtout quoi leur dire.

Pouvez-vous me guider un peu, ça me rendrait un grand service.

Cordialement,

Estelle (33 ans et maman de deux petites filles)

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Bonjour Estelle,

Vos filles sont à un stade nommé « le stade phallique ».

À cet âge, la curiosité pour la sexualité est immense et donc, les comportements sexuels infantiles sont très présents.

L’enfant explore et manipule ses organes génitaux, ainsi que ceux de ses petits amis du même groupe d’âge, afin de bien comprendre la différence qui existe entre les filles et les garçons.

Je vous suggère mon livre « Pour l’amour des enfants… la découverte de la sexualité et ses mystères. »
Espérant le tout à votre grande satisfaction.
Au plaisir !

© Sophia Lessard
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Masturbation incessante

Bonjour,

Je suis une femme de 38 ans et je suis en couple avec mon conjoint depuis bientôt 2 ans et demi. Mon conjoint, Éric, a une fille de 5 ans qui a des comportements assez bizarres pour son âge. Son fils, lui, a 8 ans et est asperger avec TDA + syndrome de la tourette.

Il y a deux ans et demi environ, mon conjoint a trouvé sa fille couchée sur le ventre et son fils, sur le divan du salon, tous les deux avaient les culottes à terre et celui-ci faisait des mouvements de va-et-vient sur les fesses de sa sœur.

Sa fille se masturbe tout le temps depuis l’âge de 2 ans. Elle se frotte sur ses toutous et aussi sur son frère, qui lui, la laisse faire. Éric a surpris sa fille, la semaine dernière, en train de se masturber sur la jambe de son frère, sur le divan du salon. Elle doit toujours être collée sur lui ce qui cause certaines frictions entre les deux enfants. Ses agissements ne démontrent pas l’amour d’une sœur envers son frère, mais bien l’amour d’une conjointe envers son amoureux. Très souvent, elle écoute la télévision, les jambes en l’air, et peut se masturber pendant vingt minutes sans arrêt. Elle aime beaucoup toucher le pénis de son frère sans se cacher.

De plus, elle va avoir 6 ans en février et elle parle encore et toujours en bébé. Résultat : il faut tout le temps qu’on lui rappelle de ne pas parler ainsi, car elle est trop grande pour cela. Ça vient agressant de toujours l’entendre parler et agir en bébé, rire, mouvements des mains en rond et bras en l’air. C’est une petite fille qui est très agressive aussi. Elle frappe souvent son frère de grands coups de pieds ou de grands coups de poing pour n’importe quelles raisons. Elle doit tout le temps être le centre d’attention de tout le monde, parle toujours, siffle ou chante, nous n’avons aucun répit jusqu’au coucher.

Souvent, Anne-Marie revient, surtout l’été, avec de grosses plaies sur la vulve ou avec les fesses irritées. Mon conjoint et son ex prétendent que c’est le sable de la plage qui lui procure ces plaies. Mon conjoint doit souvent lui appliquer de la crème sur ces plaies.

Ma question est, est-ce que c’est normal qu’une jeune fille de cet âge agisse ainsi?

Christine

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Bonjour Christine,

J’aimerais vous répondre que ces comportements font partie de l’éveil sexuel des enfants. Malheureusement, je dois plutôt vous dire qu’en fonction de ce que je lis, plusieurs aspects sont grandement inquiétants. Les deux enfants doivent posséder une frontière d’intimité beaucoup, beaucoup plus grande entre eux. Les comportements masturbatoires de la petite doivent être restreints à sa chambre, jamais ailleurs, donc jamais dans le salon, ainsi que ses jeux à caractère exploratoire.

De plus, les plaies à la vulve et les fesses irritées devraient être investiguées. Si, effectivement, la petite a une réaction cutanée, celle-ci est suffisamment importante pour vous rendre à l’hôpital. S’il est vrai qu’elle fait une réaction ou une allergie, elle pourra passer les tests nécessaires afin de comprendre ce qui se passe exactement. Il y a donc une démarche médicale qui doit être entreprise dès aujourd’hui.

Il faudra aussi envisager l’éventualité d’entamer une thérapie familiale de type systémique.
Plusieurs chapitres du livre/CD J’explore... pourraient vous venir en aide. Je pense entre autres aux chapitres abordant le corps humain et ses besoins, les différentes sortes d’amour, l’intimité, les secrets, les touchers et celui abordant les baisers.

Quant au livre Pour l’amour des enfants... la découverte de la sexualité et ses mystères, il pourrait vous aider à comprendre ce qu’est la masturbation chez les enfants, comment on la délimite et quand est-ce qu’elle devient inquiétante. Ces outils sont là afin de vous aider à démystifier l’éveil sexuel et ses diverses composantes. Vos interventions seront assurément plus justes. Vous pourrez intervenir avec une plus grande conviction.

Merci d’avoir choisi de voir et d’oser remettre en question ce que certains peuvent vouloir nier. Il faut beaucoup de courage et de persévérance!

Bonne route!

© Sophia Lessard
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La masturbation chez les jeunes enfants

Parmi les nombreux courriels reçus, voici quatre femmes interpellées par les comportements masturbatoires des enfants. Vous pourrez constater que les comportements masturbatoires sont fréquents, variables et se manifestent au gré de la fantaisie enfantine.

Je suis une maman d'une petite fille de bientôt 2 ans. Depuis l'âge de 8 mois, suite à la varicelle, ma fille se brassait par terre, et cela, très souvent. On m'a dit que ma fille avait ainsi découvert un certain plaisir. Au début, j'ai été très étonnée. Par la suite, ça continuait à répétition. On m'a dit de la laisser faire et de lui dire qu’elle pouvait faire ça seulement lorsqu'elle est seule et dans son lit. Maintenant, elle a compris qu'elle a le droit de « brasser » seulement dans son lit. Mais, pour s'endormir, elle le fait et de façon assez intense. Est-ce que je continue à la laisser faire? Peut-être que ça va arrêter lorsqu'elle n'aura plus de couche, mais je ne sais plus quoi faire.

Merci beaucoup,

Caroline
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Je vis présentement une difficulté avec ma fille de deux ans. Ce problème m'inquiète de plus en plus et j'ai de la difficulté à rester calme. Depuis qu’elle est bébé, ma fille a pour habitude de s'installer de façon à se procurer une stimulation sexuelle. Bébé, si on la prenait dans nos bras, elle croisait les jambes et elle les serrait et les desserrait. Cela la calmait… Ensuite, elle a commencé à s'assoir par terre de façon à placer son talon sous ses fesses et elle se berce de l'avant à l’arrière. Je sais qu'en principe c'est acceptable qu'un enfant découvre ces plaisirs. Le problème, c'est que quand elle commence à le faire le matin, on en a pour la journée et elle ne fait rien d'autre que de s'assoir dans cette position.

Et si je la relève ou si je lui dis de ne pas s'assoir comme ça, elle se fâche après moi… Y a-t-il quelque chose à faire sans la brimer dans son droit à se faire plaisir et en même temps pour lui faire perdre ce besoin constant ?

Merci à l'avance,

Manon

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J'ai suivi, il y a quelques années, une formation avec toi au CPE... elle était vraiment très intéressante et m'a servi à plusieurs reprises lors d'interventions auprès des enfants et des parents… Je t'écris aujourd'hui concernant mon fils de 4 ans. Depuis qu'il est tout petit, il adore son pénis. Lorsqu'il est en situation de relaxation, il se place sur le ventre, met sa doudou et son toutou entre ses jambes et se masturbe. Le geste ne me choque pas comme tel… En vieillissant, son niveau de compréhension s'est développé et nous lui avons appris à se retirer dans sa
chambre s'il avait envie de faire ça. Mais voilà que nous avons un autre problème : il se déshabille maintenant au grand complet! Hier, son éducatrice m'a dit qu'il avait les culottes baissées sur son matelas à la sieste. Hier soir, quand je suis entrée dans sa chambre, il était complètement nu! Je trouve que ça devient un peu "excessif, dérangeant...". Je ne sais pas trop quel mot utiliser. Mon conjoint et moi ne savons pas trop comment intervenir auprès de lui.

Nancy

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J'ai une petite-fille de 27 mois qui est en apprentissage pour la propreté. Tout va très bien. Cependant, depuis qu'elle ne porte plus de couche, elle a tendance à se mettre les mains dans les culottes... Je me demande si ce n'est pas une façon de manifester un manque ou un besoin quelconque. Par ailleurs, elle n'a jamais eu de sucette, n'a plus de bouteille depuis ses 8 mois et, récemment, ses parents lui ont enlevé son verre à bec pour dormir. N'y a-t-il pas un lien dans tout ça? Quoi faire? La punir? J’attends votre réponse avec impatience.

Merci!

Grand-maman

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Ouf! Que de questions à propos de la masturbation!
En fait, entre la naissance et trois ans, la masturbation est relativement fréquente chez les deux sexes et le tiers des enfants de 3 à 8 ans la pratiquent. En ce qui concerne les enfants de 6 à 12 ans, la masturbation serait pratiquée par la moitié des garçons et par le tiers des filles.2 Étonnée, n’est-ce pas?

L'enfant apprend à découvrir son corps, partie par partie, et ce, selon chaque stade de son développement. Il découvre ses organes génitaux avec le même enthousiasme qu'il a pris pour découvrir sa langue, ses mains, ses doigts, ses oreilles. L'exploration des organes génitaux est souvent synchronisée avec l'arrivée de l'apprentissage à la propreté. Sans couche, l'enfant peut se toucher plus facilement et expérimenter des sensations de plaisir.  Bref, les comportements de masturbation, qu'ils soient effectués avec la doudou, la couche, le barreau de la chaise haute ou avec ses doigts, font partie des comportements prévisibles chez les jeunes enfants.

Si les parents sont à l'aise avec les comportements sexuels de l'enfant, ils l'aideront d'autant plus en fortifiant son sentiment d'être le seul à être propriétaire de son corps. De nombreux parents m'ont demandé ce qu'ils doivent faire lorsqu'ils s'aperçoivent que leur enfant se caresse devant la télévision ou durant les repas. Vous pouvez alors lui invoquer la notion d'intimité. L'intimité ne signifie pas « en cachette ». L'enfant qui comprend qu'il doit se cacher interprétera que ce qu'il fait est mal. Pour lui faire saisir la différence, servez-vous d'exemples de la vie quotidienne.
Lorsque vous lisez ou que vous prenez votre bain, vous avez besoin de votre intimité. L'avantage de l'intimité est de n’avoir personne qui nous dérange. Les jeux sexuels des enfants sont de natures expérimentale et exploratoire. Le salon n’est certes pas l’endroit où l’enfant est dans son intimité. Que ferez-vous quand l’enfant se fera garder? Pensez-vous qu’il arrêtera cette façon de faire? Et que dire de ces agresseurs avec qui j’ai travaillé et qui, devant de telles situations, se sentaient invités par l’enfant… Sans faire peur aux enfants, sans leur parler des «méchants monsieurs ou des méchantes madames», ont doit leur apprendre avec conviction ce qu’ils peuvent faire, où ils peuvent le faire et ce qu’ils ne peuvent tout simplement pas faire.

À l’intérieur des formations que j’offre et traitant de la sexualité des enfants, les participants démystifient entre autres la masturbation et comprennent précisément comment intervenir devant ce comportement. Pour répondre à madame Nancy H. concernant la nudité de son enfant, même si effectivement la masturbation est fréquente au moment de la sieste, il y a une structure qui doit entourer ces comportements. L’éducatrice, en tant que professionnelle de la petite enfance, se doit de la connaître et de bien saisir les multiples facettes d’intervention. Une des règles régissant cette structure d’intervention est de s’assurer que l’enfant garde sur lui sa petite couverture de façon à ce qu’aucun autre enfant n’ait un accès visuel des comportements masturbatoires. Si l’enfant prend sa doudou, on lui en offrira une deuxième de façon à ce qu’il demeure abrillé.

Aussi, pour madame Manon G., la masturbation infantile peut augmenter lorsque les enfants vivent un grand stress ou traversent des moments difficiles. Si tel est le cas, ces comportements représentent le symptôme d'un problème, un mauvais moment que l'enfant passe. Habituellement, en l'apaisant et en répondant à ses peurs, ses peines et ses angoisses, ces comportements diminueront. Par contre, quand l’enfant frappe l’adulte, c’est un signe pour moi que l’adulte a besoin de « coaching ». Il doit avoir la certitude que ses interventions sont adéquates. Pour cela, une compréhension s’appuyant sur de solides connaissances est nécessaire. Une fois cette certitude établie, l’adulte pourra facilement être ferme et montrer « la voie » à suivre.

La masturbation compulsive est un des signes qui devraient inquiéter le parent et lui indiquer l’importance d’aller chercher de l’aide auprès de spécialistes en petite enfance, en sexologie ou en psychologie.

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
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Retour sur la masturbation chez les jeunes enfants

Je suis la maman d'une jeune fille de 9 ans et d'un garçon qui aura bientôt 5 ans. Si, pour la première, l'absence de comportement masturbatoire finit par nous inquiéter à la lecture de ces différents articles, la préoccupation majeure que nous rencontrons est liée au comportement de notre fils. En effet, depuis l'âge environ de 2-2 ½ ans, il a trouvé une position allongée, sur le ventre en remuant les fesses, se frottant certainement dans sa couche (il a eu sa couche jusqu'à l’âge de 3 ans). Il n'a jamais touché directement son pénis, à ma connaissance, hormis sous la douche pour le laver.

Cette attitude perdure aujourd'hui, mon entourage (famille) est très mal à l'aise et nous dit que cela s'amplifie. Pour ma part, mon mari et moi avions remarqué le contraire, mais il est vrai que notre fils adopte maintenant d'autres attitudes (debout contre une chaise, une table...) et on nous a rapporté deux cas où il a tenté de se frotter à des petites filles de respectivement 3 ½ ans et 5 ½ ans (cela n'a duré qu'un bref instant, les enfants s'étant poussées, se demandant certainement pourquoi il venait contre elles, car je ne vois pas ce qui aurait fait d'autre!).

Nous avons adopté plusieurs attitudes, il est vrai, sans véritable régularité. Le discours principal étant de lui dire que ce qu'il était en train de faire devait lui faire plaisir et était tout à fait normal, mais ne se faisait pas devant des gens, mais qu'il pouvait aller dans sa chambre pour continuer s'il le voulait.

Mais, c'est également vrai que, selon notre état de fatigue et nos occupations, nous ne sommes pas venus le lui répéter à chaque occasion. De notre point de vue, nous ne voyons pas quel problème se pose réellement lorsqu'il joue tranquillement à ses petites voitures dans la position allongée, seul, dans le salon, sans déranger personne. Je pense d'ailleurs que si je n'avais rien dit à mon entourage, ces derniers n'auraient peut-être pas remarqué cette position tellement elle est « discrète » ou n'auraient peut-être pas fait le rapprochement.

Dorénavant, il est vrai qu'il tient d'autres positions, sans doute plus suggestives. Mais, c'est cette attitude envers d'autres petites filles qui m'inquiète un peu. Je ne saurais dire si sa masturbation est « compulsive ». S'il joue à des jeux extérieurs, fait des activités plutôt accompagnées, il ne se met pas dans ces situations, et si on lui demande de s'asseoir lorsqu'il est allongé, il n'adopte pas un comportement de refus total et définitif (il accepte, quitte à recommencer quelques instants plus tard lorsque nous ne sommes plus à ses côtés).

Pourriez-vous nous éclairer sur un comportement pathologique ou non et nous donner, selon vous, les actions à entreprendre et l'attitude à adopter.   Un très grand merci!

Cordialement,

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Bonjour V.,

Ce qui m’interpelle en premier lieu est le fait que vous puissiez être inquiète face à l’absence de comportement masturbatoire chez votre fille de 9 ans. Les comportements masturbatoires sont comparables à d’autres comportements qui peuvent émerger durant la petite enfance. Des comportements de découverte masturbatoire peuvent émerger certes, par contre, plusieurs enfants ne se masturberont pas et c’est tout à fait adéquat aussi!
Pour ce qui est de votre garçon, à la lecture de ce que vous écrivez, je crois qu’il y a quelques aspects dérangeants, voire inquiétants.

Votre enfant a besoin d’une structure plus claire qu’actuellement. L’inconstance et les doutes exprimés quant au besoin d’intervention fait en sorte que les comportements de votre enfant persistent. Votre enfant n’est pas « méchant ». Il a besoin, entre autres, de comprendre et de s’approprier davantage le concept de l’intimité.
Je vous suggérerais une rencontre avec un spécialiste afin de bien saisir la dynamique vécue par votre fils, pour clarifier certains points et vous approprier la certitude d’intervenir adéquatement.

Vous pouvez aussi vous référer à une mine d’informations par le biais du livre J’explore... Plusieurs chapitres pourraient grandement vous guider dans l’intervention à faire auprès de votre fils.

Bonne lecture, bonne démarche et au plaisir de faire un bout de chemin avec vous.


© Sophia Lessard
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Insertion de jouet; attention!

Bonjour Sophia,

Je m’appelle Sonia j'ai 28 ans et je suis mère de deux belles petites filles de 2 ans et demi et 5 ans et j'ai une garderie familiale avec un groupe de six enfants.

Je vous explique brièvement ce qui m'a troublée. J'ai surpris ma petite fille de 2 ans et demi, après avoir couché et bordé les derniers enfants de la garderie, en train de s'introduire le bout d'une cuillère en plastique dans le vagin, dans son lit. Est-ce que je dois m'inquiéter ou si c'est normal? J’ai tout de suite arrêté ce qu'elle faisait, car j'étais prise de panique!

S.v.p., aidez-moi, je ne sais pas comment réagir face à ce comportement. Merci!

Sonia
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Bonjour Sonia,

Ce comportement est inquiétant dans la mesure où votre fille peut se blesser. À partir de cet âge, les manifestations reliées à l’exploration sexuelle peuvent devenir plus évidentes. Est-ce possible que votre fille vous ait vu vous mettre un tampon? Quand une petite fille voit sa mère se mettre un tampon, elle peut chercher à vouloir l’imiter.

La première intervention à faire est, idéalement, de demander à votre fille ce qu’elle fait. Vous aurez davantage d’informations et comprendrez ce que le comportement peut réellement représenter pour elle. Par la suite, dites à votre fille qu’elle doit arrêter ce comportement puisqu’elle peut se blesser.

Je me souviens d’une petite fille de 4 ans qui, ayant vu sa mère se mettre un tampon, découvrit une partie de son corps jusque-là inexplorée. Le problème fut quand ses parents l’amenèrent à l’hôpital pour une infection vaginale. Le médecin découvrit que l’enfant s’était inséré de petits jouets à l’intérieur du vagin. Elle avait compris qu’elle pouvait y mettre certains de ces jouets, un peu comme une sorte de coffre!

Comprenez bien que ce n’est pas que l’enfant puisse voir sa mère qui est inadéquat, mais bien qu’elle ne reçoive pas d’explications à l’effet que sa mère a un corps d’adulte qui lui permet ce comportement et qu’elle a un corps d’enfant qui ne le lui permet pas, pour l’instant.

Je conseille souvent aux parents d’imaginer le même genre de comportement en enlevant le contexte lié à la sexualité. Par exemple, votre fille cherche à s’introduire le bout d’une cuillère en plastique dans son oreille.

Comment interviendrez-vous? Vous chercherez sûrement à faire comprendre à votre enfant la gravité que peut avoir son comportement. C’est exactement ce qui doit être fait ici. Le côté inquiétant vient quand, à la suite de quelques bonnes interventions, l’enfant persiste dans son comportement. Nous n’en sommes pas là, n'est-ce pas?

Aussi, je vous suggère d’apprendre à votre fille une règle de base que je nomme « la règle des trous ». Elle se résume par le fait qu’on explique aux enfants que l’on ne peut rien insérer dans les trous du corps. Je développe bien les étapes de cette règle dans le livre Pour l’amour des enfants... la découverte de la sexualité et ses mystères.

© Sophia Lessard
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Manipuler par le baiser


Bonjour Madame Lessard,

J'ai déjà suivi l'une de vos formations pour mon perfectionnement annuel (je suis une RSG) et j'aime bien vos articles.

Cependant, j'ai une question au sujet des baisers... que fait-on quand l'enfant, qui a l'habitude d'embrasser les membres de la famille lors des départs, se sert de ces moments pour « manipuler » les personnes qui l'entourent?

Par exemple, grand-maman a dit « non » pour un jeu, je ne lui donne pas de bec avant de partir..., grand-papa ne voulait pas jouer à cache-cache, pas de bec!

J'aimerais avoir votre avis à ce sujet...

Merci!

Evelyne

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Bonjour Evelyne,

L’enfant ne manipule que celui qui se laisse manipuler... Et pourquoi n’essaierait-il pas? Il a tout à gagner!

L’enfant comprend qu’il a réussi quand il sent, qu’il voit, qu’il a eu un impact sur l’adulte.

Alors, peut-être reconnaître dans un premier temps qu’il a le droit d’être fâché, triste, déçu.
Simplement lui dire; « Tu es triste parce que je n’ai pas voulu jouer avec toi et tu ne veux pas me donner un bisou, alors je te dis au revoir et on se voit bientôt. Bonne journée mon beau garçon. Je t’aime. »

De cette façon, l’émotion est reconnue et l’enfant comprend qu’il est aimé et que le baiser demeure un cadeau que l’on offre avec plaisir quand on se sent bien.

Au plaisir de vous revoir dans une autre de mes formations!
Chaleureusement,
 

© Sophia Lessard
Sexologue, maître praticienne PNL, hypnothérapeute.
Formatrice, conférencière, thérapeute, auteure.
www.sophialessard.com
info@sophialessard.com

(514) 495-0840 poste 1
 

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